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Matchez moi : rencontres de québécois

Ne pouvant procréer, leur présence est acceptée par les empereurs: La formation permanente des diacres est une exigence humaine qui prolonge l'appel surnaturel à servir l'Église de façon ministérielle et la formation initiale au ministère, à tel point qu'il faut considérer ces deux moments de formation comme un unique parcours de vie chrétienne et diaconale.

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Le ministère de la parole ne peut être séparé ou éloigné de la vie des hommes; au contraire, il doit faire directement référence au sens de la vie de l'homme, de tout homme, et donc entrer dans les problèmes les plus aigus qui se posent à la conscience humaine.

D'autre part, il y a une exigence d'authenticité, de conformité avec la foi de l'Église, gardienne de la vérité sur Dieu et sur l'homme. Cette réalité doit être vécue avec un grand sens des responsabilités et la conscience qu'il s'agit d'une question de la plus haute importance, puisque sont en jeu la vie de l'homme et le sens de son existence. Pour que le ministère de la parole soit fructueux, et en tenant compte de ce contexte, le prêtre donnera la primauté au témoignage de vie qui fait découvrir la puissance de l'amour de Dieu et rend persuasive sa parole.

Il fera place, en outre, à la prédication explicite du mystère du Christ aux croyants, non-croyants et non-chrétiens; à la catéchèse, qui est l'exposition ordonnée et organique de la doctrine de l'Église; à l'application de la vérité révélée à la solution des cas concrets. Jn 8, a toujours accompagné l'histoire de la spiritualité sacerdotale. Ils sont en effet non seulement des témoins mais aussi des messagers et des propagateurs de la foi. Le prêtre évitera avec une maturité responsable de contrefaire, réduire, déformer ou édulcorer le contenu du message divin.

Par conséquent, la prédication ne peut se réduire à la communication d'idées personnelles, au témoignage de sa propre expérience, à des explications de caractère psychologique, sociologique ou philanthropique. Elle ne peut pas non plus, céder excessivement à l'attrait de la rhétorique, si fréquente dans la communication de masse.

Il s'agit d'annoncer une Parole dont on ne peut disposer à son gré, puisqu'elle a été confiée à l'Église pour qu'elle la garde, la médite et la transmette fidèlement Pour le prêtre, la conscience de sa mission de prédicateur de l'Évangile devra toujours davantage se concrétiser pastoralement. Stimulé par l'Apôtre qui s'écrie: Certainement, tout ne dépend pas de ces moyens ou des capacités humaines: Mais dans le plan de Dieu, la prédication de la Parole est normalement la voie privilégiée pour la transmission de la foi et la mission évangélisatrice.

A cause de tant d'hommes qui, aujourd'hui, sont éloignés ou à l'écart de l'annonce du Christ, le prêtre vivra comme particulièrement urgente et actuelle cette interrogation angoissée: Et comment pourront-ils en entendre parler s'il n'y a personne qui prêche? Pour répondre à ces interrogations, il sentira personnellement le devoir d'écouter particulièrement la Sainte Écriture grâce à l'étude d'une saine exégèse surtout patristique, et grâce à la méditation selon les diverses méthodes éprouvées par la tradition spirituelle de l'Église, de manière à en obtenir une compréhension pleine d'amour.

La catéchèse est une partie importante de cette mission évangélisatrice parce qu'elle est instrument privilégié de l'enseignement et de la maturation de la foi. Le prêtre, en tant que collaborateur et mandataire de l'êvêque, a la responsabilité d'animer, de coordonner et de diriger l'activité catéchétique de la communauté qui lui est confiée.

Il est important qu'il sache intégrer cette activité dans un projet organique d'évangélisation garantissant surtout la communion de la catéchèse de sa communauté avec la personne de l'évêque, avec l'Église particulière et avec l'Église universelle. En particulier, il saura susciter une responsabilité juste et opportune, une collaboration dans la catéchèse, tant parmi les membres des Instituts de Vie consacrée et des Sociétés de vie apostolique, que des fidèles laïcs, adéquatement préparés, et manifestera à tous sa reconnaissance et son estime pour cette tâche catéchétique.

Il prendra particulièrement soin de la formation initiale et permanente des catéchistes, des associations et des mouvements. Dans la mesure du possible, le prêtre devra être le catéchiste des catéchistes , formant avec ces derniers une véritable communauté de disciples du Seigneur, qui puisse servir de référence pour les élèves du catéchisme.

Maître et éducateur de la foi, le prêtre prendra soin que la catéchèse occupe une place privilégiée dans l'éducation chrétienne au sein de la famille, dans l'enseignement religieux, dans la formation des mouvements apostoliques, etc. Il se préoccupera également que la catéchèse soit dirigée à toutes les catégories de fidèles, enfants et jeunes, adolescents, adultes, personnes âgées. En outre, il saura transmettre l'enseignement catéchétique en faisant usage de tous les moyens pédagogiques et des moyens de communication pouvant servir à ce que les fidèles, de façon adaptée à leurs caractéristiques, leur capacité, leur âge et leurs conditions de vie, soient en mesure d'apprendre de façon plus parfaite la doctrine chrétienne et de la traduire en pratique plus convenablement.

A cette fin, le prêtre ne manquera pas d'avoir comme principal point de référence le Catéchisme de l'Église Catholique. Ce texte, en effet, constitue une norme sûre et authentique de l'enseignement de l'Église. En effet, il existe une connexion intime entre la centralité de l'Eucharistie, la charité pastorale et l'unité de vie du prêtre. Puisque le ministre prête au Christ, Prêtre Souverain et Éternel, son intelligence, sa volonté, sa voix et ses mains afin qu'à travers son ministère, Il puisse offrir au Père le sacrifice sacramentel de la rédemption, il devra aussi faire siennes les dispositions du Maître et, comme Lui, vivre comme don pour ses frères.

Il devra par conséquent apprendre à s'unir intimement à l'offrande, déposant sur l'autel du sacrifice sa vie entière, comme signe de l'amour gratuit et prévenant de Dieu. Il est nécessaire de rappeler la valeur irremplaçable qu'a pour le prêtre la célébration quotidienne de la Messe, même sans le concours des fidèles.

Il la vivra comme le moment central de sa journée et de son ministère quotidien, fruit d'un désir sincère et occasion d'une rencontre profonde et efficace avec le Christ. Dans une culture toujours plus sensible à la communication par les signes et par l'image, le prêtre réservera une attention adéquate à tout ce qui peut rehausser la dignité et le caractère sacré de la célébration eucharistique. Il est important dans cette célébration de soigner spécialement la conformité et la propreté du lieu, l'architecture de l'autel et du tabernacle, la noblesse des vases sacrés et des ornements, du chant, de la musique, le silence sacré, etc.

Tous ces éléments peuvent contribuer à une meilleure participation au Sacrifice eucharistique. En effet, une attention insuffisante portée aux aspects symboliques de la liturgie, et plus encore, la négligence et la précipitation, la superficialité et le désordre en vident le sens et affaiblissent sa fonction d'accroissement de la foi.

En revanche, bien célébrer constitue une première et importante catéchèse sur le Saint Sacrifice. Ainsi le prêtre, tout en mettant au service de la célébration eucharistique ses capacités pour la rendre vivante avec la participation de tous les fidèles, doit s'attacher au rite établi dans les livres liturgiques approuvés par l'autorité compétente, sans ajouter, enlever ou modifier quoi que ce soit.

Tous les Ordinaires, les Supérieurs des Instituts de vie consacrée, les Modérateurs des sociétés de vie apostolique ont le grave devoir, en plus de donner l'exemple, de veiller à ce que les normes liturgiques concernant la célébration de l'Eucharistie soient partout fidèlement observées.

Les prêtres qui célèbrent ou concélebrent sont tenus de se revêtir des ornements sacrés prescrits par les rubriques. La centralité de l'Eucharistie devra apparaître non seulement dans une célébration vivante et digne du Sacrifice, mais aussi dans l'adoration fréquente du Saint Sacrement, pour que le prêtre apparaisse aussi comme le modèle de la communauté par sa dévotion eucharistique et sa méditation assidue faite, chaque fois que cela lui sera possible, devant le Seigneur présent dans le tabernacle.

Il est souhaitable que les prêtres chargés de guider des communautés consacrent de longs moments à l'adoration communautaire, et qu'ils réservent au Saint Sacrement de l'autel, également en dehors de la Messe, plus d'attentions et d'honneurs qu'à n'importe quel autre rite ou geste.

Un moment privilégié d'adoration eucharistique peut être la célébration de la Liturgie des Heures, qui constitue un véritable prolongement, durant la journée, du sacrifice de louange et d'action de grâces qui a dans la Sainte Messe son centre et sa source sacramentelle. L'Esprit-Saint est le don de la résurrection fait aux Apôtres, en vue de la rémission des péchés: Ainsi, les prêtres par volonté du Christ sont les seuls ministres du Sacrement de la Réconciliation.

La Réconciliation sacramentelle rétablit l'amitié avec Dieu le Père et avec tous ses fils dans sa famille qu'est l'Église. Celle-ci s'en trouve rajeunie et édifiée dans toutes ses dimensions: Malgré la triste constatation de la perte du sens du péché, qui est largement présente dans la culture de notre temps, le prêtre doit pratiquer avec joie et générosité le ministère de la formation des consciences, du pardon et de la paix.

Il est donc nécessaire qu'il sache s'identifier dans un certain sens avec ce sacrement et, assumant l'attitude du Christ, qu'il sache se pencher avec miséricorde, comme le bon samaritain, sur l'humanité blessée. Il fera alors apparaître la nouveauté chrétienne de la dimension médicinale de la Pénitence, qui sert à la guérison et au pardon.

Tant en raison de son office que de son Ordination sacramentelle, le prêtre devra dédier son temps et son énergie à écouter les confessions des fidèles qui, comme le montre l'expérience, vont volontiers recevoir ce Sacrement là où ils savent trouver des prêtres disponibles. Cela est valable partout mais surtout pour les églises des zones les plus fréquentées et pour les sanctuaires, pour lesquels on peut organiser une collaboration fraternelle et responsable avec les prêtres religieux ou âgés.

Chaque prêtre s'en tiendra à la norme ecclésiale qui défend et promeut la valeur de la confession individuelle et de l'accusation personnelle et intègre de ses péchés, dans un dialogue direct avec le confesseur, réservant l'usage de la confession et de l'absolution collective aux seuls cas extraordinaires prévus par les dispositions en vigueur, et dans les conditions requises. Dans tous les cas, le prêtre saura maintenir la célébration de la Réconciliation au niveau sacramentel en surmontant le danger de la réduire à une activité purement psychologique ou simplement formelle.

Cela se manifestera entre autre dans la façon de vivre fidèlement la discipline en vigueur sur le lieu et le siège de la confession. Comrne tout bon fidèle, le prêtre a lui aussi besoin de confesser ses péchés et ses faiblesses. Il est le premier à savoir que la pratique de ce sacrement affermit dans la foi et la charité envers Dieu et envers le prochain.

Pour se trouver dans les meilleures conditions de montrer avec efficacité la beauté de la Pénitence, il est indispensable que le ministre du sacrement offre un témoignage personnel en précédant les autres fidèles dans l'expérience du pardon. Cette expérience constitue par ailleurs la première condition pour la revalorisation pastorale du sacrement de la réconciliation.

En ce sens, il est bon que les fidèles sachent et voient que leurs prêtres eux aussi se confessent avec régularité: Parallèlement au sacrement de la Réconciliation, le prêtre ne manquera pas d'exercer le ministère de la direction spirituelle.

La redécouverte et la diffusion de cette pratique, vécue aussi hors de l'administration du sacrement de la Pénitence, est un grand bienfait pour l'Église dans le temps présent. Pour contribuer à l'amélioration de leur spiritualité, il est nécessaire que les prêtres pratiquent eux-mêmes la direction spirituelle.

En remettant dans les mains d'un sage confrère la formation de leur âme, ils mûriront dès le début de leur ministère dans la conscience de l'importance de ne pas marcher seul sur les chemins de la vie spirituelle et de l'engagement pastoral. En faisant usage de ce moyen de formation efficace, si bien expérimenté dans l'Église, les prêtres bénéficieront d'une liberté entière dans le choix de la personne qui doit les guider. Le prêtre est aussi appelé à se confronter avec les exigences typiques d'un autre aspect de son ministère: Pasteur de la communauté, le prêtre vit et existe pour elle; c'est pour elle qu'il prie, étudie, travaille et se sacrifie; c'est pour elle qu'il est disposé à donner sa vie, l'aimant comme le Christ, lui dispensant tout son amour et toute son estime, se dépensant de toutes ses forces et sans limite de temps pour la rendre à l'image de l'Église Épouse du Christ, toujours plus belle et plus digne de la complaisance du Père et de l'amour du Saint-Esprit.

Cette dimension sponsale de la vie du prêtre comme pasteur lui fera guider sa communauté dans un service total à tous et à chacun de ses membres, illuminant leur conscience avec la lumière de la vérité révélée, protégeant avec autorité l'authenticité évangélique de la vie chrétienne, corrigeant les erreurs, pardonnant, soignant les blessures, consolant les affligés, et promouvant la fraternité. Cet ensemble d'attentions délicates et complexes, en plus d'offrir un témoignage de charité toujours plus transparent et efficace, manifestera aussi la profonde communion qui doit se réaliser entre le prêtre et sa communauté, comme un prolongement et une actualisation de la communion avec Dieu, le Christ et l'Église.

Pour être un bon guide de son peuple, le prêtre sera aussi attentif à reconnaître les signes des temps: Ce discernement requiert une mise à jour constante et pertinente dans l'étude des problèmes théologiques et pastoraux, l'exercice d'une sage réflexion sur les données sociales, culturelles et scientifiques qui caractérisent son époque.

Dans l'accomplissement de leur ministère, les prêtres sauront traduire cette exigence par l'attitude constante et sincère du sentire cum Ecclesia , pour qu'ils travaillent toujours en communion avec le Pape, avec les évêques, avec leurs autres confrères dans le sacerdoce, tout comme avec les fidèles consacrés par la profession des conseils évangéliques et avec les fidèles laïcs.

Dans l'exercice de leur activité, les prêtres ne manqueront pas non plus de rechercher, selon les formes légitimes et en tenant compte des capacités de chacun, la coopération des fidèles consacrés et des fidèles laïcs.

Le célibat en effet est un don que l'Église a reçu et sur lequel elle veut veiller, convaincue qu'il est un bien pour elle-même et pour le monde. Comme toute valeur évangélique, le célibat consacré doit être lui aussi vécu comme une nouveauté libératrice, comme un témoignage particulier de radicalisme à la suite du Christ et comme signe de la réalité eschatologique. Il y a, en effet, des eunuques qui sont nés ainsi du sein de leur mère, il y a des eunuques qui le sont devenus par l'action des hommes, et il y a des eunuques qui se sont rendus tels à cause du Royaume des Cieux.

Celui qui peut comprendre, qu'il comprenne! Pour vivre avec amour et avec générosité le don reçu, il est particulièrement important que le prêtre comprenne dès la formation au séminaire les motifs théologiques et spirituels de la discipline ecclésiastique sur le célibat. La lettre aux Ephésiens cf. Inséré sacramentellement dans ce sacerdoce d'amour exclusif du Christ pour l'Église son Épouse fidèle, par son engagement au célibat, le prêtre exprime cet amour qui alors devient source féconde d'efficacité pastorale.

Le célibat par conséquent n'est pas un élément qui influence de l'extérieur le ministère sacerdotal; il ne peut pas être non plus simplement considéré comme une institution imposée par loi, entre autres raisons parce que celui qui reçoit le sacrement de l'Ordre s'y engage en pleine conscience et liberté, après une préparation de plusieurs années, accompagnée d'une réflexion profonde et d'une prière assidue.

Parvenu à la ferme conviction que le Christ lui concède ce don pour le bien de l'Église et le service des autres, le prêtre assume le célibat pour toute sa vie, en renforçant cette volonté dans la promesse déjà prononcée durant le rite de l'ordination diaconale.

Pour toutes ces raisons, la loi ecclésiastique d'une part confirme le charisme du célibat en montrant combien il est intimement lié au ministère sacré dans sa double dimension de relation avec le Christ et avec l'Église, et d'autre part protège la liberté de celui qui le reçoit. Ce lien, assumé librement, a un caractère théologal, puisqu'il est un signe de ce lien sponsal qui se réalise dans l'ordination sacramentelle. A travers lui, le prêtre acquiert cette paternité spirituelle mais réelle, qui a une dimension universelle et qui se concrétise particulièrement vis-à-vis de la communauté qui lui est confiée.

Le Seigneur donne ici l'exemple, lui qui, allant à contre-courant de ce que l'on peut considérer comme la culture dominante de son temps, a choisi librement de vivre le célibat.

Pour cette raison l'Église, depuis l'époque apostolique, a voulu conserver le don de la continence perpétuelle des clercs, et s'est orientée vers la solution de choisir les candidats à l'Ordre sacré parmi les célibataires cf. Dans le climat culturel actuel, souvent marqué par une vision de l'homme privée du sens des valeurs et surtout incapable de donner un sens total, positif et libérateur à la sexualité humaine, on pose souvent la question de la valeur et de la signification du célibat sacerdotal ou, tout au moins, de l'opportunité d'affirmer son lien étroit et sa profonde harmonie avec le sacerdoce ministériel.

Au long des siècles, les difficultés et les objections ont toujours accompagné le choix de l'Église Latine et de certaines Églises Orientales de ne conférer le sacerdoce ministériel qu'à des hommes ayant reçu de Dieu le don de la chasteté dans le célibat. La discipline des autres Églises Orientales qui admettent le sacerdoce d'hommes mariés n'est pas opposée à celle de l'Église Latine. Ces mêmes Églises en effet exigent le célibat pour les Évêques.

De plus, elles n'acceptent pas le mariage des prêtres ni les noces successives des ministres veufs. Il s'agit toujours et seulement de l'ordination d'hommes déjà mariés. Les difficultés que certains opposent encore aujourd'hui, s'appuient souvent sur de faux prétextes, comme par exemple l'accusation de spiritualisme désincarné ou l'affirmation suivant laquelle la continence impliquerait méfiance ou mépris vis-à-vis de la sexualité.

D'autres encore partent de cas difficiles et douloureux, ou généralisent des cas particuliers. On oublie en revanche le témoignage offert par l'immense majorité des prêtres qui vivent leur célibat dans la liberté intérieure, appuyés sur de profondes motivations évangéliques, dans la fécondité spirituelle et dans un horizon de fidélité convaincue et joyeuse à leur vocation et à leur mission. Il est clair que pour garantir et pour conserver ce don dans un climat d'équilibre serein et de progrès spirituel, toutes les mesures doivent être prises qui éloignent le prêtre des difficultés possibles.

Il est par conséquent nécessaire que les prêtres se comportent avec la prudence requise dans leurs relations avec les personnes dont la familiarité peut mettre en danger la fidélité au don ou susciter le scandale des fidèles. De plus, les prêtres ne manqueront pas de suivre les règles d'ascèse éprouvées par l'expérience de l'Église et qui sont encore plus requises dans les circonstances actuelles.

Pour cela, ils éviteront avec prudence les lieux, les spectacles et les lectures qui constituent un obstacle à l'observance de la chasteté dans le célibat. Dans un climat de permissivité sexuelle exacerbée, pour protéger avec amour le don reçu, c'est dans la communion avec le Christ et avec l'Église, dans la dévotion à la Bienheureuse Vierge Marie et la considération de l'exemple des prêtres saints de tous les temps, qu'ils trouveront la force nécessaire pour vaincre les difficultés sur leur chemin, et pour agir avec cette maturité qui les rend crédibles vis-à-vis du monde.

L'obéissance est une valeur sacerdotale de première importance. Le sacrifice même de Jésus sur la Croix tire sa valeur et son sens rédempteur de son obéissance et de sa fidélité à la volonté du Père. Comme pour le Christ, l'obéissance exprime pour le prêtre la volonté de Dieu, qui lui est manifestée à travers ses supérieurs légitimes. La vertu de l'obéissance, intrinsèquement requise par le sacrement et par la structure hiérarchique de l'Église, est clairement l'objet de la promesse que prononce le clerc dans le rite de l'ordination diaconale d'abord, puis dans celui de l'ordination presbytérale.

Par cette promesse, le prêtre renforce sa volonté de soumission, entrant ainsi dans la dynamique de l'obéissance du Christ, Serviteur obéissant jusqu'à la mort sur une Croix cf. La culture contemporaine souligne la valeur de la subjectivité et de l'autonomie de la personne, comprise comme intrinsèque à sa dignité. Cette valeur, en elle-même positive, prend une dimension négative, quand elle est absolutisée et revendiquée hors de son contexte légitime. En réalité, le prêtre, par la nature de son sacerdoce, est au service du Christ et de l'Église.

Il se rendra par conséquent disponible à accueillir les justes indications de ses Supérieurs et tout particulièrement, s'il n'en est pas légitimement empêché, il devra accepter et remplir fidèlement la charge qui lui est confiée par son Ordinaire.

L'obligation d'adhérer au Magistère, en matière de foi et de morale, est intrinsèquement liée à toutes les fonctions que le prêtre doit remplir dans l'Église. Le dissentiment dans ce domaine doit être jugé comme grave, puisqu'il produit le scandale et désoriente les fidèles. Personne plus que le prêtre n'est conscient de la nécessité des normes dans l'Église. En effet, parce que la structure hiérarchique et organique est visible, l'exercice des fonctions que Dieu lui a confiées, et spécialement celles de guider le Peuple et de célébrer les sacrements, doit être organisé de manière adéquate.

En tant que ministre du Christ et de son l'Église, le prêtre assume généreusement l'engagement d'observer fidèlement toutes et chacune des normes, en évitant toutes les formes d'adhésion partielle suivant des critères subjectifs qui divisent et qui atteignent aussi les fidèles laïcs et l'opinion publique, causant de graves dommages pastoraux.

En obéissant à l'autorité constituée, le prêtre favorisera entre autre la charité mutuelle au sein du presbyterium et l'unité fondée sur la vérité. Afin que l'observance de l'obéissance soit réelle et qu'elle puisse nourrir la communion ecclésiale, tous ceux qui sont constitués en autorité les Ordinaires, les Supérieurs religieux, les Modérateurs des Société de vie apostolique doivent nécessairement offrir un exemple personnel constant.

De plus, ils doivent exercer avec charité leur charisme institutionnel, en suscitant ou en demandant l'adhésion à toutes les dispositions dans le domaine du Magistère et de la discipline , suivant les modalités et les délais nécessaires. Cette adhésion est source de liberté, puisqu'elle n'empêche pas mais stimule la spontanéité mature du prêtre, qui saura adopter une attitude pastorale sereine et équilibrée, en créant l'harmonie dans laquelle les dons de la personnalité de chacun se fondent dans une unité superieure.

Parmi les divers aspects actuels du problème de l'obéissance, celui du respect convaincu des normes liturgiques mérite d'être mis en évidence. Cette norme vaut spécialement pour la célébration des sacrements, qui sont par excellence des actes du Christ et de l'Église, et que le prêtre administre pour le bien des fidèles in persona Christi et au nom de l'Église.

Les fidèles ont un vrai droit à participer aux célébrations liturgiques comme le veut l'Église, et non pas suivant les goûts personnels de chaque ministre ou suivant des particularismes rituels non approuvés, expressions de groupes qui tendent à se fermer à l'universalité du Peuple de Dieu. Dans l'exercice de leur ministère, il est nécessaire que les prêtres participent de manière responsable à la définition des plans pastoraux que l'Évêque détermine avec la collaboration du Conseil Presbytéral, et aussi qu'ils harmonisent avec eux les réalisations pratiques de leur communauté.

La sage créativité et l'esprit d'initiative propres à la maturité des prêtres ne seront pas amoindris, mais au contraire pourront croître opportunément au bénéfice de la fécondité pastorale. La coupe et la couleur doivent en être établies par la conférence épiscopale, toujours en harmonie avec les dispositions du droit universel. A cause de leur incohérence avec l'esprit de cette discipline, les pratiques contraires ne peuvent être considérées comme des coutumes légitimes et doivent être supprimées par l'autorité compétente.

Sauf des situations totalement exceptionnelles, ne pas utiliser l'habit ecclésiastique peut manifester chez le clerc un faible sens de son identité de pasteur entièrement disponible au service de l'Église. La pauvreté de Jésus poursuit un but salvifique. Le Christ était riche, il s'est fait pauvre pour nous pour que nous devenions riches grâce à sa pauvreté 2 Cor 8, 9. L'épître aux Philippiens montre le rapport entre le dépouillement de soi et l'esprit de service qui doit animer le ministère pastoral.

En vérité, le prêtre deviendra difficilement serviteur et ministre de ses frères s'il est excessivement préoccupé de son confort et de son bien-être. Grâce à sa condition de pauvre, le Christ manifeste qu'il a tout reçu du Père depuis l'éternité, et qu'il Lui restitue tout, jusqu'à l'offrande totale de sa vie.

L'exemple du Christ doit porter le prêtre à se conformer à Lui, dans la liberté intérieure vis-à-vis des biens et des richesses du monde.

Car que donnera l'homme en échange de son âme? Le prêtre, dont le Seigneur est la part d'héritage cf. Nb 18, 20 , sait que sa mission, tout comme celle de l'Église, se déroule au milieu du monde et que les biens créés sont nécessaires au développement personnel de l'homme.

Il utilisera cependant ces biens avec le sens des responsabilités, la modération, la rectitude d'intention et le détachement qui sont propres à celui qui garde son trésor dans les cieux et qui sait que tout doit être utilisé pour l'édification du Royaume de Dieu Lc 10, 7; Mt 10, ; I Cor 9, 14; Gal 6, 6. En fin de compte, bien qu'il ne vive pas la pauvreté en vertu d'une promesse publique, le prêtre est tenu à mener une vie simple et à s'abstenir de tout qui pourrait être vanité, embrassant ainsi la pauvreté volontaire pour suivre le Christ de plus près.

Ami des pauvres, il leur réservera les soins les plus délicats de sa charité pastorale, vivant une option préférentielle mais sans exclusive pour toutes les formes anciennes ou nouvelles de pauvreté, si tragiquement présentes dans le monde. Il n'oubliera jamais que la première misère dont l'homme doit être libéré, c'est le péché, source première de tout mal.

Cette relation découle de celle qui existe entre le maternité divine de Marie et le sacerdoce du Christ. C'est dans cette relation que prend sa source la spiritualité mariale du prêtre. Comme Elle fut confiée à Jean aux pieds de la Croix, de même, Marie est confiée comme Mère à tout prêtre d'une façon spéciale cf. Les prêtres, qui sont au nombre des disciples bien-aimés de Jésus crucifié et ressucité, doivent accueillir Marie comme Mère dans leur vie, en faisant d'Elle l'objet de leur attention et de leur prière continue.

Marie toujours Vierge devient alors la Mère qui les conduit au Christ, qui leur fait aimer authentiquement l'Église, qui intercède pour eux et les guide vers le Royaume des cieux. Mais seuls sont des fils dévots ceux qui savent imiter les vertus de leur Mère. Le prêtre donc contemplera Marie, pour être un ministre humble, obéissant, chaste, et pour rendre témoignage de la charité dans un don total au Seigneur et à l'Église.

Cette formation par conséquent, découle d'une grâce qui contient une force surnaturelle destinée à assimiler toute la vie et l'activité du prêtre, progressivement et toujours plus profondément, dans la fidélité au don reçu: Le prêtre est en effet un homme situé dans une histoire: Des transformations rapides, étendues, et un tissu social souvent sécularisé sont caractéristiques du monde contemporain: A ce grave devoir, répond en plus un droit des fidèles qui bénéficient de la bonne formation et de la sainteté des prêtres.

La vie spirituelle du prêtre et son ministère pastoral doivent être unis à un travail continu sur lui-même, pour approfondir et faire la synthèse harmonieuse de la formation spirituelle et humaine, intellectuelle et pastorale. Ce travail qui doit commencer dès le séminaire, doit être encouragé par les évêques à tous les niveaux: Il est fort encourageant de considérer le nombre déjà élevé de diocèses et conférences épiscopales engagés dans des initiatives prometteuses en vue d'organiser une véritable formation permanente de leurs prêtres.

Il faut souhaiter que tous les diocèses répondent à cette nécessité. Cependant, là où ce serait momentanément impossible, on conseillera des accords entre diocèses ou la prise de contact avec les institutions ou les personnes plus particulièrement préparées à remplir une tâche si délicate.

La formation permanente est un moyen nécessaire au prêtre d'aujourd'hui pour atteindre la fin de sa vocation, c'est-à-dire le service de Dieu et de son Peuple. En pratique, la formation permanente consiste à aider tous les prêtres à répondre généreusement à l'engagement que requiert la dignité et la responsabilité que Dieu leur a confiées par le sacrement de l'Ordre, à conserver, défendre et développer leur identité et leur vocation spécifique, à se sanctifier et à sanctifier les autres dans l'exercice de leur ministère.

Cela signifie que le prêtre doit éviter tout dualisme entre spiritualité et ministère, dualisme qui est source de tant de crises. Il est clair que pour atteindre cette finalité surnaturelle, il faut chercher et analyser les critères généraux qui doivent structurer la formation permanente des prêtres.

Ces critères ou principes d'organisation eux-mêmes doivent être élaborés en vue de la finalité que l'on s'est proposée, ou pour mieux dire, doivent être recherchés en elle. La forrnation permanente est un droit-devoir du prêtre et la donner est un droit-devoir de l'Église: La formation permanente par conséquent, comme elle est une activité liée à l'exercice du sacerdoce ministériel, appartient à la responsabilité du Pape et des évêques. L'Église a ainsi le droit et le devoir de continuer à former ses ministres, les aidant à progresser dans une réponse généreuse au don que Dieu leur a octroyé.

De son côté, le ministre reçoit aussi comme une exigence du don qui accompagne l'ordination, le droit de recevoir l'aide nécessaire de l'Église pour réaliser saintement et efficacement son service. L'activité de formation s'appuie sur une exigence dynamique, intrinsèque au charisme ministériel, qui est en lui-même permanent et irréversible.

La formation ne peut donc jamais être considérée comme terminée, ni de la part de l'Église qui la donne, ni de la part du ministre qui la reçoit. Il est ainsi nécessaire qu'elle soit pensée et développée de telle manière que tous les prêtres puissent toujours la recevoir, tenant compte des possibilités et des caractéristiques d'âge, de condition de vie, et de charges pastorales.

Cette formation doit embrasser et harmoniser toutes les dimensions de la formation sacerdotale: En pratique une telle formation doit être complète: Cette formation est extrêmement importante dans le monde d'aujourd'hui, comme elle l'a toujours été. Le prêtre ne doit pas oublier qu'il est un homme choisi parmi les hommes pour être au service de l'homme.

Pour se sanctifier et pour réussir sa mission sacerdotale, il devra se présenter avec un bagage de vertus humaines qui le rendent digne de l'estime de ses frères. Il devra particulièrement pratiquer la bonté de cceur, la patience, l'amabilité, la force d'âme, l'amour pour la justice, le sens de l'équilibre, la fidélité à la parole donnée, la cohérence avec les engagements librement assumés, etc.

Il est tout aussi important que le prêtre réfléchisse sur son comportement social, sur la correction qu'il vit dans les diverses formes de relations humaines, sur la valeur de l'amitié, sur la distinction de sa façon d'être, etc. Tenant compte de tout ce qui a déjà été exposé sur la vie spirituelle, on se limitera ici à présenter quelques moyens pratiques de formation. Il serait avant tout nécessaire d'approfondir les aspects principaux de la vie sacerdotale en faisant référence en particulier à l'enseignement biblique, patristique et hagiographique, dont le prêtre doit continuellement mettre à jour ses connaissances, non seulement grâce à la lecture de bons livres, mais aussi en participant à des sessions d'étude, des congrès, etc.

Des sessions particulières pourraient être dédiées au soin porté à la célébration des sacrements, tout comme à l'étude de certaines questions de spiritualité, comme les vertus chrétiennes et humaines, la manière de prier, le rapport entre la vie spirituelle et le ministère liturgique et pastoral, etc. Plus concrètement, il est souhaitable que le prêtre, éventuellement en même temps que ses exercices spirituels périodiques, élabore en accord avec son directeur spirituel un projet concret de vie, dont on signalera quelques éléments: On fera en sorte que, durant ces rencontres sacerdotales, les documents du magistère soient approfondis communautairement sous la direction d'une personne qui fasse autorité, pour favoriser cette unité d'interprétation et de praxis dans la pastorale diocésaine qui facilite tant l'évangélisation.

Dans la formation intellectuelle, on doit accorder une importance particulière aux thèmes les plus importants pour le débat culturel et la pratique pastorale comme, par exemple, ceux qui concernent l'éthique sociale, la bioéthique, etc. On devra s'arrêter spécialement sur les problèmes posés par le progrès scientifique et qui influencent si profondément la mentalité et la vie des hommes contemporains.

Les prêtres ne doivent pas se dispenser de s'informer pour répondre aux questions que pose le progrès de la science, en ne manquant pas de consulter des experts sûrs et compétents. Il est d'un grand intérêt d'étudier, d'approfondir et de diffuser la doctrine sociale de l'Église. La connaissance et l'utilisation des moyens de communication sociale dans l'activité ministérielle est une exigence indispensable pour la formation intellectuelle des prêtres.

Ces moyens, quand ils sont bien utilisés, constituent un instrument providentiel d'évangélisation, puisque non seulement ils peuvent atteindre un très grand nombre de fidèles et de personnes éloignées de l'Église, mais aussi toucher profondément leur mentalité et leur mode de vie.

A cet égard, il serait opportun que l'évêque ou la conférence épiscopale prépare des programmes et des instruments techniques conçus dans ce but. Pour une formation pastorale adéquate, il est nécessaire d'organiser des rencontres ayant comme objectif principal de réfléchir sur le plan pastoral du diocèse. Il faudrait aussi y traiter toutes les questions touchant la vie et la pratique pastorale des prêtres comme par exemple, la morale fondamentale, l'éthique dans la vie professionnelle et sociale, etc.

Il existe d'autres thèmes particulièrement utiles: Cette organisation doit être conjuguée avec l'habitude de l'étude personnelle, puisque les cours périodiques auraient une faible utilité s'ils n'étaient pas accompagnés d'application à l'étude Bien qu'elle soit donnée à tous, la formation permanente a comme objectif direct le service de chacun de ceux qui la reçoivent. Aussi, en plus des moyens collectifs ou communautaires, tous les moyens doivent être mis pour personnaliser la formation de chacun.

Pour cette raison, il faut susciter, surtout chez les responsables, la conviction qu'iis doivent rejoindre chaque prêtre personnellement, s'occupant de chacun d'entre eux, sans se contenter de proposer à tous les différents moyens de formation. De son côté, tout prêtre doit se sentir encouragé, par la parole et par l'exemple de son évêque et de ses frères dans le sacerdoce, à assumer la responsabilité de sa propre formation, sachant qu'il est lui-même son premier formateur.

Le programme des rencontres sacerdotales doit avoir comme caractéristiques l'unité et la progression par étapes. Cette unité doit converger vers la conformation au Christ, afin que les vérités de foi, la vie spirituelle et l'activité ministérielle contribuent à la maturation progressive de tout le presbyterium. L'unité dans la formation est marquée par des étapes bien définies.

Ceci exigera d'une part une attention spécifique à chaque tranche d'âge de prêtres, sans en oublier aucune, et d'autre part, un contrôle des étapes franchies qui veille à ce que la formation personnelle accompagne la formation communautaire.

En effet, sans formation personnelle, la formation communautaire ne peut produire d'effet. On doit comprendre que les rencontres de prêtres sont nécessaires à la croissance dans la communion parce qu'elles permettent une meilleure prise de conscience et une considération plus attentive des problèmes de chaque tranche d'âge. Quant aux contenus de telles réunions, on peut faire référence aux thèmes éventuellement proposés par les conférences épiscopales nationales et régionales.

Dans tous les cas, il est nécessaire que ces contenus soient établis dans le cadre d'un plan de formation précis du diocèse, si possible mis à jour chaque année.

L'organisation et le déroulement de ces rencontres peuvent être prudemment confiés par l'évêque à des Facultés ou Instituts de théologie et pastorale, au Séminaire, à des organismes ou fédérations ceuvrant pour la formation sacerdotale, ou à tout autre Centre ou Institut spécialisé, diocésain, régional ou national, selon les possibilités et les opportunités. Le service de l'autel est un autre aspect du ministère diaconal mis en évidence par le rite de l'ordination.

Le diacre reçoit le sacrement de l'Ordre pour servir en qualité de ministre en vue de la sanctification de la communauté chrétienne, en communion hiérarchique avec l'évêque et les prêtres. Il apporte au ministère de l'évêque et, de manière subordonnée, à celui des prêtres, une aide sacramentelle: Parce qu'elle prend sa source dans le sacrement de l'Ordre, la diaconie de l'autel diffère dans son essence de tout type de ministère liturgique que les pasteurs peuvent confier à des fidèles non ordonnés.

Le ministère liturgique du diacre diffère également du ministère ordonné sacerdotal. Il s'ensuit que dans l'offrande du Sacrifice eucharistique, le diacre ne peut pas réaliser le mystère ; mais, d'une part, il représente de manière effective le Peuple fidèle, il l'aide de façon spécifique à associer l'offrande de sa vie à l'offrande du Christ ; d'autre part, il sert, au nom du Christ lui-même, à rendre l'Église partie prenante des fruits de son sacrifice.

Son efficacité vient du Christ rédempteur et ne repose pas sur la sainteté du ministre. Les actions liturgiques ne peuvent donc être réduites à des actions privées ou sociales que chacun pourrait célébrer à sa façon, mais elles appartiennent au Corps universel de l'Église.

Ils n'oublieront pas la dimension esthétique: La musique et le chant, même modestes et simples, la parole prêchée, la communion des fidèles qui vivent la paix du Christ et son pardon, sont un trésor que le diacre veillera, en ce qui le concerne, à faire grandir.

Ils seront toujours fidèles à ce que requièrent les livres liturgiques, sans rien ajouter, retrancher ou modifier de leur propre initiative. Qu'ils se contentent donc d'accomplir tout et seulement ce qui leur revient. La préparation des fidèles aux sacrements, et leur accompagnement pastoral après la célébration relèvent aussi du service des diacres. Le diacre, comme l'évêque et le prêtre, est le ministre ordinaire du baptême.

Dans la célébration de l'Eucharistie, le diacre assiste et aide ceux qui président l'assemblée et consacrent le Corps et le Sang du Seigneur, à savoir l'évêque et les prêtres, selon ce qui est prévu par l' Institutio generalis du Missel romain, et manifeste ainsi le Christ Serviteur: À l'inverse, il ne peut prononcer la prière eucharistique et les oraisons, ni faire les actions et les gestes exclusivement réservés à celui qui préside et consacre. Comme ministre ordinaire de la sainte Communion, le diacre la distribue pendant la célébration ou en dehors d'elle, et il la porte aux malades, y compris sous forme de viatique.

On peut confier aux diacres le soin de la pastorale familiale, dont l'évêque est le premier responsable. Cette responsabilité s'étend aux problèmes moraux, liturgiques, mais aussi à ceux de caractère personnel et social, pour soutenir la famille dans ses difficultés et ses souffrances.

Les diacres mariés peuvent être d'un grand secours pour proposer la bonne nouvelle sur l'amour conjugal, les vertus qui le soutiennent et l'exercice d'une paternité chrétiennement et humainement responsable. Il revient aussi au diacre, s'il en reçoit la faculté de la part du curé ou de l'Ordinaire du lieu, de présider la célébration du mariage en dehors de la messe et de donner la bénédiction nuptiale au nom de l'Église.

C'est une doctrine définie que l'administration du sacrement de l'onction des malades est réservée à l'évêque et aux prêtres ; cela tient à sa subordination envers le pardon des péchés et la digne réception de l'Eucharistie.

Le soin pastoral des malades peut être confié aux diacres. Le service actif pour les soutenir dans leur souffrance, la catéchèse qui les prépare à recevoir le sacrement des malades, la suppléance du prêtre pour préparer les fidèles à la mort et l'administration du viatique selon le rite propre, sont autant de moyens par lesquels les diacres rendent présente aux fidèles la charité de l'Église.

Comme le veut l'Église, les diacres sont tenus de célébrer la Liturgie des Heures, par laquelle le Corps mystique tout entier s'associe à la prière que le Christ Tête fait monter vers le Père. Conscients de cette responsabilité, ils célébreront cette liturgie quotidiennement, selon les livres liturgiques approuvés et selon les modalités établies par la conférence des Évêques. Le diacre peut ainsi conférer les bénédictions touchant de plus près à la vie ecclésiale et sacramentelle qui lui sont expressément consenties par le droit.

Cependant, quand un prêtre est présent et disponible, c'est à lui qu'il revient de les présider. Par le sacrement de l'Ordre, le diacre, en communion avec l'évêque et le presbytérium du diocèse, participe aussi des mêmes fonctions pastorales, mais il les exerce sur un mode différent, en servant et en aidant l'évêque et les prêtres. Parce qu'elle relève du sacrement, cette participation fait que les diacres servent le Peuple de Dieu au nom du Christ.

Comme l'atteste la Tradition de l'Église, elles sont transmises aux serviteurs dans le ministère ecclésiastique: Qu'ils cherchent donc à servir tout le monde sans discrimination, en faisant particulièrement attention à ceux qui souffrent le plus et aux pécheurs. Comme ministres du Christ et de l'Église, ils sauront aller au-delà de toute sorte d'idéologie et d'intérêt partisan, pour ne pas enlever à la mission de l'Église ce qui fait sa force: Des trois domaines du ministère diaconal, l'un ou l'autre pourra certainement absorber une part plus ou moins grande de l'activité d'un diacre, selon les cas, mais leur ensemble constitue une unité au service du plan divin de Rédemption: À travers l'histoire, le service diaconal a pris des formes multiples pour répondre aux besoins de la communauté chrétienne et pour lui permettre d'accomplir sa mission de charité.

Pour conférer l'office, il est nécessaire de considérer attentivement les besoins pastoraux et, éventuellement, la situation personnelle des diacres permanents: Mais de toute manière, il est très important que les diacres puissent accomplir, selon leurs possibilités, leur ministère en plénitude: Ainsi seulement les diacres permanents apparaîtront dans leur véritable identité de ministres du Christ, et non comme des laïcs particulièrement engagés dans la vie de l'Église.

Pour le bien du diacre lui-même et pour qu'il ne soit pas livré à lui-même, il est nécessaire que son ordination soit suivie d'une claire investiture de responsabilité pastorale.

Les différents secteurs de la pastorale diocésaine et la paroisse sont d'ordinaire le champ d'exercice propre du ministère diaconal, qui prend des formes diverses. L'évêque peut confier aux diacres le mandat de coopérer à la charge pastorale d'une paroisse confiée à un seul curé, ou à la charge pastorale des paroisses confiées in solidum à un ou plusieurs prêtres.

Pour participer à l'exercice de la charge pastorale d'une paroisse, dans le cas où, faute de prêtre, elle ne pourrait profiter immédiatement des soins d'un curé, les diacres ont toujours la préséance sur les fidèles non ordonnés. Les diacres peuvent également être chargés de guider des communautés chrétiennes dispersées, au nom du curé ou de l'évêque.

Spécialement là où aucun prêtre n'est disponible pour célébrer l'Eucharistie, le diacre réunit et dirige la communauté dans une célébration de la Parole avec distribution de la Sainte Communion, dûment conservée. Dans tous les cas, les compétences du diacre doivent être soigneusement définies par écrit au moment de lui conférer son office.

Entre les diacres et les différents acteurs de la pastorale, il faudra rechercher avec générosité et conviction des modalités de collaboration constructive et patiente. Tandis que les diacres ont le devoir de toujours respecter l'office du curé et de travailler en communion avec tous ceux qui partagent la charge pastorale de ce dernier, ils ont aussi le droit d'être acceptés par tous et pleinement reconnus.

Si l'évêque décide d'instituer des conseils pastoraux paroissiaux, les diacres qui ont reçu une participation à la charge pastorale de la paroisse en sont membres de droit. Le contexte diocésain offre aux diacres de nombreuses occasions d'accomplir fructueusement leur ministère.

Quand sont réunies les conditions requises, ils peuvent en effet être membres des organismes consultatifs diocésains: Cependant les diacres ne peuvent pas faire partie du conseil presbytéral, en tant que ce dernier représente exclusivement le presbytérium. S'ils possèdent les qualités expressément requises, ils peuvent être appelés dans l'administration diocésaine à remplir l'office de chancelier, de juge, d'assesseur, d'auditeur, de promoteur de justice, de défenseur du lien et de notaire.

En revanche, ils ne peuvent être nommés vicaires judiciaires, ni vice-officiaux, ni doyens vicaires forains , puisque ces offices sont réservés aux prêtres. Les commissions ou organismes diocésains, la pastorale de milieux sociaux spécifiques, en particulier la pastorale de la famille ou des populations qui ont besoin d'un soin pastoral particulier, comme par exemple les groupes ethniques, sont pour les diacres autant de champs ouverts à leur ministère. Dans l'accomplissement de ces derniers offices, le diacre n'oubliera pas que toute action de l'Église doit être signe de la charité et du service des frères.

Dans l'action judiciaire, administrative et organisatrice, il se gardera donc de toute forme de bureaucratisation, pour ne pas priver son ministère de son sens et de sa fécondité pastorales. Voilà pourquoi, pour préserver l'intégrité du ministère diaconal, celui qui est appelé à remplir ces offices doit de toute manière être mis dans les conditions qui lui permettent d'accomplir un service typiquement et proprement diaconal.

C'est le théâtre où se joue l'histoire du genre humain, le monde marqué par l'effort de l'homme, ses défaites et ses victoires. Comme l'indique le mot lui-même de diaconat, ce qui caractérise les sentiments et la volonté de celui qui reçoit ce sacrement, c'est l'esprit de service.

Par le diaconat, on tend à réaliser ce que Jésus a déclaré au sujet de sa mission: Et c'est le ministère pastoral lui-même qu'il accomplit, pour le bien des hommes. De cela découle la nécessité pour le diacre d'accueillir avec reconnaissance l'invitation à suivre le Christ Serviteur, et de s'appliquer à lui être fidèle dans toutes les circonstances de sa vie.

La sanctification est une exigence commune à tous les fidèles ; chez le diacre, elle se fonde ultérieurement sur la consécration spéciale reçue. L'ordination sacrée confère au diacre, à travers des dons sacramentels spécifiques, une participation spéciale à la consécration et à la mission de Celui qui s'est fait serviteur du Père par la rédemption de l'homme ; elle l'introduit, d'une façon nouvelle et particulière, dans le mystère du Christ, de l'Église et du salut de tous les hommes. C'est pourquoi la vie spirituelle du diacre doit approfondir et développer cette triple relation, selon les principes d'une spiritualité communautaire par laquelle on s'attache à témoigner que l'Église est, par nature, une communion.

La relation au Christ, qui a pris la condition de serviteur par amour pour le Père et pour ses frères les hommes, est la première et la plus fondamentale des relations.

Jn 4, 34 et dans l'humble service de ses frères cf. Toute l'activité ministérielle n'aura de sens que si elle contribue à mieux faire connaître, aimer et suivre le Christ dans sa diaconie. L'Église est inséparablement associée à cette relation fondamentale. Le diacre ne pourrait vivre fidèlement sa configuration au Christ sans partager son amour de l'Église: Le rite de l'ordination met en relief le lien qui s'établit entre l'évêque et le diacre: Chaque diacre trouve donc la référence de son ministère dans la communion hiérarchique avec son évêque.

L'ordination diaconale souligne encore un autre aspect ecclésial: Le diacre est donc appelé à nourrir son esprit et son ministère par un amour ardent et actif de l'Église, et par un désir sincère d'être en communion avec le Saint-Père, avec son évêque et avec les prêtres de son diocèse.

Il ne faut pas perdre de vue enfin que la diaconie du Christ est destinée à l'homme, à tout homme qui dans son esprit et dans son corps porte la marque du péché, mais qui est appelé à la communion avec Dieu. Le Christ s'est fait le serviteur de ce dessein d'amour en prenant notre chair ; et l'Église est dans l'histoire l'instrument et le signe de cette diaconie. Ainsi, en vertu du sacrement, le diacre est destiné à servir ses frères, qui ont besoin du salut.

Et si, dans le Christ Serviteur, dans ses paroles et ses actes, l'homme peut découvrir en plénitude l'amour déployé par le Père pour le sauver, il doit pouvoir trouver aussi cette charité dans la vie du diacre. La tâche essentielle de la vie spirituelle du diacre sera d'imiter toujours davantage l'amour du Christ pour l'homme, qui dépasse les limites de toute idéologie humaine.

Le sacrement du diaconat développe cette propension: Les relations précédemment évoquées font apparaître la primauté de la vie spirituelle. Le diacre doit donc se rappeler que vivre la diaconie du Seigneur dépasse toute capacité naturelle ; il lui faut donc correspondre, en pleine conscience et en toute liberté, à cet appel du Christ: Suivre le Christ dans le ministère diaconal est une aventure fascinante mais ardue: L'accomplissement fidèle et inlassable du ministère, dans une unité de vie raisonnée et sans cesse à rechercher, est sans aucun doute la source première du progrès dans la vie spirituelle.

Avec les adaptations nécessaires, ce qui est dit des prêtres vaut aussi pour les diacres: Quant à la sainteté, [ Le diacre aura toujours présent à l'esprit l'exhortation de la liturgie d'ordination: Sous la conduite de ceux qui dans l'Église sont les maîtres authentiques de la vérité divine et catholique, il devra en outre approfondir cette Parole pour en éprouver l'attrait et la puissance salvifique cf.

Sa sainteté se fonde sur sa consécration et sa mission également en ce qui concerne la Parole: Comme membre de la hiérarchie, ses actes et ses déclarations engagent l'Église: Dans l'Écriture, c'est Dieu qui parle à l'homme, dans la prédication le ministre sacré favorise cette rencontre de salut.

Il se consacrera donc avec un soin tout particulier à la prédication inlassable de la Parole, afin que les fidèles n'en soient pas privés à cause de l'ignorance ou de la paresse du ministre ; il sera intimement persuadé que l'exercice du ministère de la Parole ne se réduit pas à la prédication. De même, quand il baptise, quand il distribue le Corps et le Sang du Seigneur ou quand il sert dans la célébration des autres sacrements et des sacramentaux, le diacre réalise son identité dans la vie de l'Église: Conscients de leur faiblesse et confiants dans la miséricorde divine, ils auront régulièrement recours au sacrement de la réconciliation: Dans les engagements caritatifs que l'évêque lui aura confiés, le diacre se laissera toujours conduire par l'amour du Christ pour tous les hommes, et non par ses intérêts personnels ou par les idéologies qui contredisent l'universalité du salut ou nient la vocation transcendante de l'homme.

Que le diacre se souvienne aussi que la diaconie de la charité conduit nécessairement à promouvoir la communion à l'intérieur de l'Église particulière. La charité est, en effet, l'âme de la communion ecclésiale. Le diacre s'investira pour favoriser la fraternité, la coopération avec les prêtres et la communion sincère avec l'évêque.

Que les diacres sachent toujours, quels que soient le contexte et les circonstances, demeurer fidèles au précepte du Seigneur: La prière est ce dialogue personnel avec Dieu où leur seront conférées la lumière et la force nécessaires pour suivre Jésus-Christ et pour servir leurs frères dans leurs diverses vicissitudes.

Forts de cette certitude, que les diacres cherchent à se laisser modeler par les diverses formes de prière: Cette prière se prolonge dans la lectio divina , l'oraison mentale assidue, la participation aux retraites spirituelles selon les dispositions du droit particulier. On ne peut en effet séparer le Christ de l'Eglise, qui est son Corps. La réalité de l'union avec la Tête suscitera un véritable amour pour le Corps. Et cet amour permettra au diacre de collaborer efficacement à la construction de l'Église, en se consacrant aux devoirs de son ministère, dans la fraternité et la communion hiérarchique avec son évêque et le presbytérium.

L'amour pour la Mère du Seigneur, fondé sur la foi, exprimé dans la prière quotidienne du chapelet, l'imitation de ses vertus et le fait de s'en remettre à elle avec confiance, donnera leur sens à des manifestations de vraie dévotion filiale. Ce sera une façon d'introduire dans l'Église cette dimension mariale si proche de la vocation du diacre. Enfin, la direction spirituelle régulière sera pour le diacre d'une très grande utilité.

L'expérience montre tous les bienfaits qui peuvent être retirés d'un dialogue sincère et humble avec un directeur sage, non seulement pour résoudre les doutes et les problèmes inévitables de la vie, mais pour réaliser le discernement nécessaire et pour parvenir à une meilleure connaissance de soi, afin de suivre enfin le Christ dans une fidélité grandissante. A la différence de ce qui est demandé pour le presbytérat, on peut admettre au diaconat permanent d'abord des hommes célibataires, mais aussi des hommes qui vivent dans le sacrement du mariage, ainsi que des veufs.

L'Église reconnaît avec gratitude le magnifique don du célibat que Dieu accorde à certains de ses membres. Sous des formes variées, tant en Orient qu'en Occident, elle l'a lié au ministère ordonné, auquel il est toujours remarquablement approprié. Mt 19, 12 , oriente toute la personne du diacre vers le Christ qui, dans la virginité, se consacra lui-même pour servir le Père et conduire les hommes à la plénitude du Royaume. Aimer Dieu et servir ses frères par ce choix de totalité, loin de s'opposer au développement personnel du diacre, le favorise, car la charité est la véritable perfection de tout homme.

Les hommes de notre temps, si souvent plongés dans l'éphémère, sont très sensibles au témoignage de ceux qui proclament l'éternité par leur propre vie. Les diacres ne se priveront pas de donner ce témoignage à leurs frères, par la fidélité à leur célibat, afin de les inciter à chercher les valeurs qui manifestent la vocation de l'homme à la transcendance. Ils seront aussi fidèles à la vie de prière et aux devoirs du ministère.

Envers les personnes dont la familiarité pourrait compromettre leur chasteté ou provoquer le scandale, ils se comporteront avec prudence. Enfin, ils seront conscients que la société pluraliste actuelle les oblige à un discernement attentif dans l'usage des médias. Le sacrement du mariage, qui sanctifie l'amour des conjoints et le rend signe efficace de l'amour par lequel le Christ se donne à l'Église cf.

Ep 5, 25 , est aussi un don de Dieu et doit nourrir la vie spirituelle du diacre marié. Puisque la vie conjugale et familiale, et le travail professionnel, réduisent inévitablement le temps que l'on peut consacrer au ministère, il faut un engagement particulier pour atteindre l'unité de vie nécessaire, y compris à travers la prière commune. Dans le mariage, l'amour prend la forme d'un don interpersonnel, d'une fidélité mutuelle, source de vie nouvelle, soutien dans les moments de joie et d'épreuves ; en un mot, l'amour se fait service.

Le diacre marié doit percevoir particulièrement qu'il a la responsabilité d'offrir le témoignage évident de la sainteté du mariage et de la famille. Plus le diacre et son épouse grandiront dans l'amour mutuel, plus forte sera leur donation envers leurs enfants et plus significatif sera leur exemple pour la communauté chrétienne. Cette vertu favorise une maturité de donation qui se traduit rapidement dans le ministère: Des initiatives opportunes seront prises pour faire croître dans toute la famille le sens du ministère diaconal.

La femme du diacre, qui a donné son consentement au choix de son mari, devra être aidée et soutenue pour vivre son rôle avec joie et discrétion, pour pouvoir apprécier tout ce qui concerne l'Église, et en particulier les engagements confiés à son mari. Pour cette raison, il est bon qu'elle soit informée des activités de son mari, évitant cependant tout envahissement indu: Les enfants du diacre également, s'ils sont bien préparés, pourront apprécier le choix de leur père et s'engager avec un intérêt particulier dans l'apostolat et dans un témoignage de vie cohérent.

En conclusion, la famille du diacre marié, comme d'ailleurs toute famille chrétienne, est invitée à prendre une part active et responsable à la mission de l'Église dans la situation du monde actuel. Affrontant avec un esprit de foi les défis de la vie conjugale et les exigences de la vie quotidienne, ils renforcent la vie familiale, non seulement dans la communauté ecclésiale, mais aussi dans toute la société.

Ils montreront aussi comment les obligations familiales, professionnelles, pastorales peuvent être harmonisées au service de la mission de l'Église. Il faut réfléchir sur la situation qui résulte de la mort de l'épouse d'un diacre. C'est un moment de l'existence qui doit être vécu dans la foi et dans l'espérance chrétiennes.

Le veuvage ne doit pas anéantir le dévouement pour les enfants, s'il y en a ; il ne doit pas non plus conduire à une tristesse sans espérance. Cette étape de la vie, aussi douloureuse qu'elle puisse être, est un appel à la purification intérieure, une incitation à croître dans la charité, dans le service des siens et de tous les membres de l'Église. C'est aussi un appel à grandir dans l'espérance, puisque l'accomplissement fidèle du ministère est un chemin pour rejoindre dans la gloire du Père le Christ et ceux que nous aimons.

Mais il faut reconnaître que cet événement introduit, dans la vie de la famille, une situation nouvelle qui influe sur les rapports humains et qui amène souvent des difficultés économiques.

Le diacre devenu veuf devra donc être aidé avec une grande charité: Plus spécialement, le diacre veuf devra être aidé à garder la continence parfaite et perpétuelle à laquelle il est tenu, et à comprendre les profondes raisons ecclésiales qui rendent impossible son remariage cf.

Si c'est la femme du diacre qui reste veuve, que les ministres et les fidèles ne la laissent jamais seule face à ses besoins, selon ce qui sera possible. La formation permanente des diacres est une exigence humaine qui prolonge l'appel surnaturel à servir l'Église de façon ministérielle et la formation initiale au ministère, à tel point qu'il faut considérer ces deux moments de formation comme un unique parcours de vie chrétienne et diaconale.

Les évêques et les diacres ne peuvent négliger cette obligation d'avoir toujours à proposer et à recevoir la formation intégrale appropriée. Les normes de l'Église rappellent constamment les caractéristiques de cette formation permanente: Le diacre peut aussi s'appliquer, en quelque sorte, l'exhortation de l'apôtre Paul à Timothée: Les exigences théologiques de l'appel à une mission singulière de service ecclésial réclament du diacre un amour croissant pour l'Église et pour ses frères, que manifeste l'accomplissement fidèle de ses tâches et de ses fonctions propres.

Choisi par Dieu pour être saint en servant l'Église et tous les hommes, le diacre doit grandir dans la conscience de son caractère ministériel, de façon continue et équilibrée, responsable, zélée et toujours joyeuse. Le diacre est le premier responsable et le premier acteur de sa formation permanente. Pour lui, elle est avant tout un processus perpétuel de conversion, qui concerne son être en tant que diacre, c'est-à-dire toute sa personne consacrée par le sacrement de l'Ordre et mise au service de l'Église, pour en développer toutes les capacités ; ainsi, il peut vivre pleinement les dons ministériels reçus, à chaque instant de sa vie, dans toutes les conditions de son existence et dans les diverses responsabilités que lui confère l'évêque.

La sollicitude de l'Église pour la formation permanente des diacres serait donc inefficace si chacun d'eux ne s'y engageait pas. Cette formation ne peut donc être réduite à des cours, des journées d'étude, etc. Que le diacre prenne soin de lire des ouvrages choisis selon des critères d'Église, qu'il ne manque pas de suivre quelque périodique dont la fidélité au magistère est éprouvée, et qu'il ne néglige pas la méditation quotidienne.

Se former toujours plus pour servir toujours mieux est une part importante du service qui lui est demandé. Les perspectives du diacre et de l'évêque sont complémentaires et s'appellent mutuellement en tant qu'elles se fondent, avec l'aide des dons surnaturels, dans l'unité intérieure de la personne. L'aide que les formateurs sont appelés à offrir sera d'autant plus efficace qu'elle répondra mieux aux besoins personnels de chaque diacre, parce que chacun vit son ministère dans l'Église comme une personne unique et dans des conditions qui lui sont propres.

L'accompagnement personnalisé fera également ressentir aux diacres l'amour avec lequel notre mère l'Église a le souci de leur engagement à vivre fidèlement la grâce du sacrement. Il est donc de la plus haute importance que les diacres aient la possibilité de choisir un directeur spirituel approuvé par l'évêque, avec lequel s'entretenir régulièrement et fréquemment.

L'application et l'engagement personnel mis dans la formation permanente sont des signes sans équivoque d'une réponse cohérente à la vocation divine, d'un amour sincère pour l'Église et d'une préoccupation pastorale authentique pour les fidèles chrétiens et pour tous les hommes.

On peut étendre aux diacres ce qui est dit des prêtres: La formation permanente est une vraie nécessité: La disponibilité essentielle aux autres du diacre est une expression pratique de sa configuration sacramentelle au Christ Serviteur, reçue dans l'Ordination sacrée et imprimée dans l'âme par le caractère: Dans cette perspective, on ne peut réduire la formation permanente à un simple effort de complément culturel ou pratique pour faire plus ou mieux. La formation permanente ne doit pas viser seulement à garantir une mise à jour, mais tendre à faciliter une progressive conformation pratique de toute l'existence du diacre à Jésus-Christ, qui aime et sert tous les hommes.

La formation permanente doit englober toutes les dimensions de la vie et du ministère du diacre et les harmoniser. Aussi, comme pour les prêtres, se doit-elle d'être concrète, systématique et personnalisée, dans chacune de ses dimensions: Avoir soin des divers aspects de la formation humaine des diacres, aujourd'hui comme hier, est une tâche importante des pasteurs. La pratique de ces vertus aidera les diacres à devenir des hommes à la personnalité équilibrée, mûrs dans leur agir et dans le discernement des événements et des circonstances.

Il est tout aussi essentiel que le diacre, conscient de la dimension d'exemple de son comportement social, réfléchisse sur l'importance de la capacité de dialogue, sur la justesse des diverses formes de relations personnelles, sur l'aptitude à comprendre les cultures, sur la valeur de l'amitié et sur la noblesse des attitudes. En particulier, la formation spirituelle devra développer chez les diacres des attitudes liées à la triple diaconie de la parole, de la liturgie et de la charité.

La méditation assidue de la Sainte Écriture fera parvenir à une familiarité et à un dialogue d'adoration avec le Dieu vivant, qui favoriseront l'assimilation de la Parole révélée tout entière. La connaissance profonde de la Tradition et des livres liturgiques aidera le diacre à redécouvrir continuellement les richesses inépuisables des mystères divins, pour être un ministre digne.

La sollicitude fraternelle dans la charité orientera le diacre vers l'animation et la coordination des initiatives de miséricorde spirituelle et corporelle, comme un signe vivant de la charité de l'Eglise. Tout ceci demande de programmer de façon précise et réaliste les moyens et les temps dont on dispose, en cherchant toujours à éviter les improvisations.

Outre l'encouragement à la direction spirituelle, on doit prévoir des cours, des sessions d'étude de thèmes appartenant à la grande tradition chrétienne théologique et spirituelle, des temps spirituels particulièrement forts et des visites de hauts-lieux spirituels.

A l'occasion des exercices spirituels, auxquels il devrait participer au moins tous les deux ans, le diacre ne manquera pas d'établir un programme de vie concret, qu'il vérifiera périodiquement avec son directeur spirituel. Dans ce projet, ne devront pas manquer les temps consacrés quotidiennement à la dévotion eucharistique fervente, à une filiale piété mariale et aux pratiques ascétiques habituelles, en plus de ceux consacrés à la prière liturgique et à la méditation personnelle.

Le centre unificateur de cet itinéraire spirituel est l'Eucharistie. Elle est le critère d'orientation, la dimension permanente de toute la vie et de l'action diaconale, le moyen indispensable pour une persévérance consciente et pour tout renouveau authentique, afin de parvenir ainsi à une synthèse équilibrée de sa propre vie. Dans cette perspective, la formation spirituelle du diacre fait redécouvrir l'Eucharistie comme une Pâque, dans sa réalisation annuelle la Semaine Sainte , hebdomadaire le Dimanche et quotidienne la Messe en semaine.

L'insertion des diacres dans le mystère de l'Eglise, en vertu de leur baptême et du premier degré du sacrement de l'Ordre, rend nécessaire une formation permanente qui affermit chez eux la conscience et la volonté de vivre dans une communion consentie, effective et mûrie, avec les prêtres et avec l'évêque propre, ainsi qu'avec le Souverain Pontife qui est le fondement visible de l'unité de toute l'Église. Ainsi formés, les diacres se présenteront eux aussi comme des animateurs de communion dans leur ministère.

Face à des tensions, ils ne manqueront pas, en particulier, de promouvoir la pacification pour le bien de l'Eglise. Il faut organiser des initiatives adaptées journées d'étude, cours de recyclage, participation à des cours ou des séminaires donnés par des instituts d'étude pour approfondir la doctrine de la foi. En ce sens, il sera particulièrement utile d'inciter à l'étude attentive, approfondie et systématique du Catéchisme de l'Église catholique.

Il est indispensable de s'assurer que le diacre a une connaissance exacte des sacrements de l'Ordre, de l'Eucharistie et des sacrements habituellement confiés aux diacres, comme le Baptême et le Mariage. Il est aussi nécessaire d'approfondir les thèmes de la philosophie, de l'ecclésiologie, de la théologie dogmatique, de la Sainte Écriture et du droit canonique qui sont les plus utiles à l'accomplissement de leur ministère. En plus d'une saine mise à jour, ces rencontres devraient être des stimulants pour la prière, pour une meilleure communion et pour une action pastorale toujours plus efficace, répondant aux nécessités urgentes de la nouvelle évangélisation.

Il conviendra d'approfondir également, de façon communautaire et sous la conduite de maîtres sûrs, les documents du Magistère, en particulier ceux qui expriment la position de l'Église sur des questions doctrinales et morales plus délicates, toujours dans l'optique du ministère pastoral. Ce faisant, il est possible d'exprimer et de réaliser l'obéissance due au pasteur universel de l'Église et aux pasteurs diocésains, et d'être plus fidèle à la doctrine et à la discipline de l'Église, dans un lien de communion renforcé.

Il est encore du plus grand intérêt et il demeure très actuel d'étudier, d'approfondir et de diffuser la doctrine sociale de l'Église. L'insertion d'une bonne part des diacres dans la vie professionnelle, le travail et la famille leur permettra d'élaborer des médiations effectives pour faire connaître et pour mettre en pratique l'enseignement social chrétien.

Ceux qui en ont les capacités peuvent être orientés par leur évêque vers une spécialisation dans une discipline théologique, en obtenant si possible leurs titres d'étude auprès de centres académiques pontificaux ou reconnus par le Saint-Siège, qui assurent une formation doctrinale sûre. A côté du devoir d'approfondir les sciences sacrées, il faut prendre soin d'acquérir convenablement les méthodes pastorales en vue d'un ministère fructueux.

La formation pastorale permanente consiste en premier lieu à promouvoir continuellement la volonté du diacre de rendre son ministère plus efficace: En effet, c'est dans la charité pastorale de Jésus que le diacre puise la force d'agir et trouve son modèle. Cette même charité le pousse et le stimule, en collaborant avec l'évêque et les prêtres, à promouvoir la mission propre des fidèles laïcs dans le monde. Dans l'apostolat actuel, le travail en groupe est une des formes requises qui, pour porter du fruit, exige de savoir respecter et défendre, en harmonie avec la nature organique de la communion ecclésiale, la diversité et la complémentarité des dons et des fonctions propres aux prêtres, aux diacres et à tous les autres fidèles.

La variété des situations, d'une Église particulière à l'autre, rend difficile la description exhaustive de l'organisation et des moyens adaptés pour une bonne formation permanente des diacres. Il est nécessaire de toujours choisir les moyens de formation avec un souci de clarté théologique et pastorale. Il semble donc plus opportun d'offrir seulement quelques indications générales, facilement adaptables dans les situations concrètes. Le ministère lui-même est pour les diacres le premier lieu de formation permanente.

C'est dans son accomplissement que le diacre acquiert une certaine maturité, en réalisant toujours plus sa vocation personnelle à la sainteté dans l'accomplissement de ses devoirs sociaux et ecclésiaux, et en particulier dans ses fonctions et ses responsabilités ministérielles.

La conscience d'être ministre est donc le but premier que se fixe la formation spécifique qui est dispensée. Le cursus de la formation permanente doit répondre à un projet précis et rigoureux, défini et contrôlé par l'autorité compétente ; il doit être unifié,. Il est bon d'établir un minimum indispensable pour tous, à ne pas confondre avec les parcours d'approfondissement.

Ce projet doit prendre en compte deux niveaux de formation étroitement liés: La première nomination d'un diacre dans une communauté ou un milieu pastoral est une étape délicate. Sa présentation aux responsables de la communauté curé, prêtres, etc.

La communauté chrétienne peut s'avérer avantageusement formatrice, quand le diacre s'y insère avec l'esprit de celui qui sait respecter les saines traditions, qui sait écouter, discerner, servir et aimer comme le ferait le Seigneur Jésus. Cette première expérience pastorale sera suivie avec une particulière attention par un prêtre responsable exemplaire, choisi par l'évêque. On garantira aux diacres des rencontres périodiques avec un contenu liturgique et spirituel, avec une perspective de recyclage, d'évaluation et d'étude, au niveau diocésain ou supra-diocésain.

Prenez quelques minutes pour partager vos réflexions sur les deux questions personnelles posées ci-dessus. Dans toute cette réflexion par rapport aux niveaux de profondeur relationnelle, il y a toujours besoin de sagesse, de maturité, et de discernement pour trouver ce qui est approprié à chaque situation.

Susan Clifton Abonnez-vous pour recevoir les prochains numéros! Lire la suite Tendances homosexuelles et Lire la suite Commentaires Ajouter un commentaire Notez cet article: OK Ajout en cours Je m'abonne ou j'achète. S'identifier Créer un compte. Avec ce tableau, je voudrais faire quelques remarques générales concernant nos relations… Nous observons que: Et puis par petits groupes de 3: Abonnez-vous pour recevoir les prochains numéros!

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