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En mémoire de mon ami

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Rendez hommage aux fidèles compagnons qui nous ont quittés

revue politique, artistique, philosophique

On définit la biosphère comme étant la sphère du vivant, alors que la biodiversité en est la diversité. La sphère est le contenant, alors que la diversité en est le contenu. Cette diversité s'exprime à la fois au niveau écologique écosystème , population diversité intraspécifique et espèce diversité spécifique. La biosphère contient de grandes quantités d'éléments tels que le carbone , l' azote et l' oxygène.

D'autres éléments, tels que le phosphore , le calcium , le potassium sont également indispensables à la vie. Au niveau des écosystèmes et de la biosphère, il existe un recyclage permanent de tous ces éléments, qui alternent l'état minéral et l'état organique cycles biogéochimiques. En effet, le fonctionnement des écosystèmes est essentiellement basé sur la conversion de l' énergie solaire en énergie chimique par les organismes autotrophes , grâce à la photosynthèse il existe aussi une chimiosynthèse sans utilisation de l'énergie solaire.

Cette dernière aboutit à la production de sucres et à la libération d' oxygène. Ce dernier est utilisé par un grand nombre d'organismes - autotrophes comme hétérotrophes - pour dégrader les sucres par la respiration cellulaire , libérant ainsi de l' eau , du dioxyde de carbone et l'énergie nécessaire à leur fonctionnement.

Ainsi, l'activité des êtres vivants est à l'origine de la composition spécifique de l'atmosphère terrestre, la circulation des gaz étant assurée par de grands courants aériens. Les océans sont de grands réservoirs, qui stockent les échanges de l'eau, assurent une stabilité thermique et climatique, ainsi que le transport des éléments chimiques grâce aux grands courants océaniques. De même, la composition des sols est la résultante de la composition de la roche-mère , de l'action géologique et des effets cumulatifs des êtres vivants.

Pour mieux comprendre le fonctionnement de la biosphère, l'équilibre énergétique et les dysfonctionnements liés à l'activité humaine, des scientifiques américains ont réalisé, sous serre, un modèle réduit de la biosphère, appelée Biosphère II. Le premier principe de l'écologie est que chaque être vivant est en relation continue avec tout ce qui constitue son environnement. On parle d' écosystème pour caractériser une interaction durable entre des organismes et un milieu. La notion d'écosystème est théorique: Une unité de taille inférieure est appelée un microécosystème.

Il peut, par exemple, s'agir des espèces qui ont colonisé une pierre immergée. Un mésoécosystème pourrait être une forêt , et un macro-écosystème une région et son bassin versant. Une autre classification pourra se faire par référence à la biocénose par exemple, on parlera d'écosystème forestier, ou d'écosystème humain.

Le biotope , ou milieu de vie , est classiquement caractérisé par un ensemble de paramètres géologiques, géographiques et climatologiques, dits facteurs écologiques abiotiques. En réalité le sol est vivant, et le climat et divers paramètres géographiques écopaysagers sont en permanence rétrocontrolés par le vivant, et évoluant, avec des périodes de crise vers une complexité croissante [ 5 ]. Ce ne sont donc pas des compartiments stables ni indépendants des écosystèmes.

Cette manière de présenter le biotope est donc simplificatrice et purement théorique, mais elle est acceptée par la science réductionniste. Les tenants d'une approche plus holistique des écosystèmes considèrent plutôt l'écosystème et le biotope comme un élément de la biosphère, comme un organe est un élément d'un organisme:. La biocénose est un ensemble de populations d'êtres vivants, plantes, animaux, microorganismes.

Chaque population est le résultat des procréations entre individus d'une même espèce et cohabitant en un lieu et en un temps donné. Lorsqu'une population présente un nombre insuffisant d'individus, l'espèce risque de disparaître, soit par sous-population, soit par consanguinité. Une population peut se réduire pour plusieurs raisons, par exemple, disparition de son habitat destruction d'une forêt ou par prédation excessive telle que la chasse d'une espèce donnée.

La biocénose se caractérise par des facteurs écologiques biotiques , de deux types: Les relations intraspécifiques sont celles qui s'établissent entre individus de la même espèce, formant une population. Il s'agit de phénomènes de coopération ou de compétition, avec partage du territoire, et parfois organisation en société hiérarchisée. La relation la plus importante est la relation de prédation manger ou être mangé , laquelle conduit aux notions essentielles en écologie de chaîne alimentaire par exemple, l'herbe consommée par l'herbivore, lui-même consommé par un carnivore, lui-même consommé par un carnivore de plus grosse taille.

La niche écologique est ce que partagent deux espèces quand elles habitent le même milieu et qu'elles ont le même régime alimentaire. Toutefois, selon le principe de l'exclusion compétitive , deux espèces ne peuvent pas partager une niche écologique identique, en raison de leur compétition: Les interactions existantes entre les différents êtres vivants s'accompagnent d'un brassage permanent de substances minérales et organiques, absorbées par les êtres vivants pour leur croissance, leur entretien et leur reproduction, et rejetées comme déchets.

Ces recyclages permanents des éléments en particulier le carbone , l' oxygène et l' azote ainsi que l' eau sont appelés cycles biogéochimiques. Ils confèrent à la biosphère une stabilité durable tout du moins en dehors des interventions humaines et des phénomènes géoclimatiques exceptionnels.

Cette autorégulation, en particulier due à des phénomènes de rétroaction négative diminution naturelle de la fertilité des prédateurs lorsque la population de gibier diminue , assure la pérennité des écosystèmes et se manifeste par une très grande constance de la concentration des divers éléments présents dans chaque milieu. On parle d' homéostasie. L'écosystème tend également à évoluer vers un état théorique d'équilibre idéal, le climax. Les biomes sont des regroupements biogéographiques d'écosystèmes par régions climatiques.

Le biome constitue une formation biogéographique d'aspect homogène sur une vaste surface par exemple, la toundra ou la steppe. L'ensemble des biomes, ou ensemble des lieux où la vie est possible depuis les plus hautes montagnes jusqu'aux abysses constitue la biosphère. Les écosystèmes ne sont pas isolés les uns des autres, mais interdépendants. Par exemple, l' eau circule de l'un à l'autre par le biais de la rivière ou du fleuve.

Le milieu liquide lui-même définit des écosystèmes. Certaines espèces, telles les saumons ou les anguilles d' eau douce passent d'un système marin à un système d'eau douce et vice-versa. Ces relations entre les écosystèmes ont amené à proposer la notion de biome.

Par exemple, on trouve en mer des plantes aquatiques seulement dans la partie photique où la lumière pénètre , tandis qu'on trouve principalement des conifères en milieu montagnard. Ces divisions sont assez schématiques mais, globalement, latitude et altitude permettent une bonne représentation de la répartition de la biodiversité au sein de la biosphère.

Très généralement, la richesse en biodiversité, tant animale que végétale, est décroissante depuis l' équateur comme au Brésil jusqu'aux pôles. Un autre mode de représentation est la division en écozones , laquelle est aujourd'hui très bien définie et suit essentiellement les bordures continentales.

Les écozones sont elles-mêmes divisées en écorégions , quoique la définition de leurs contours soit plus controversée. Dans un écosystème, les liens qui unissent les espèces sont le plus souvent d'ordre alimentaire. On distingue schématiquement trois catégories d'organismes [ 6 ]:. Ces relations forment des séquences, où chaque individu mange le précédent et est mangé par celui qui le suit, on parle de chaîne alimentaire en théorie ou de réseau trophique.

Dans un réseau trophique, on observe que lorsque l'on passe d'un niveau trophique maillon du réseau à l'autre, le nombre d'êtres vivants diminue.

Ces notions ont aussi donné naissance aux termes biomasse masse totale de matière vivante en un lieu donné , productivité primaire accroissement de la masse des végétaux pendant un temps donné et productivité secondaire masse de matière vivante produite par les consommateurs et les décomposeurs en un temps donné [ 7 ]. Si l'optimisme n'est pas de mise face à des menaces réelles et des catastrophes que nous ne pourrons pas toutes éviter, l'examen des données actuelles laissent penser qu'on a les moyens de s'en sortir malgré tout, aussi incroyable cela puisse paraître aux yeux des écologistes.

Ce n'est certes pas gagné d'avance mais la transition écologique est déjà engagée sur la plupart des points, et ceci sans avoir à sortir de la société de marché, ce qui ne se fera pas de toutes façons au niveau planétaire même si on est persuadé que ce serait nécessaire.

Il n'y a rien à changer sur les principes de base de l'écologie et d'une vie la plus écologique possible. Tout ce qui va dans ce sens est à encourager avec l'espoir d'en faire un mouvement de masse, mais les villes ne vont pas retourner à la campagne et il n'y a pas de sortie du capitalisme ni de l'évolution technologique en vue. Après toutes ces années, continuer à y croire serait du pur déni, le capitalisme ne recule pas mais continue à s'étendre.

Ce qui est étonnant, c'est que même dans ce contexte qu'on peut dire anti-écologique productivisme, société de consommation, financiarisation , le minimum qui reste possible pourrait nous permettre malgré tout de passer le cap du pic de population.

Ce n'est pas sûr, mais pas impossible non plus - sauf à se croire plus savant que les savants. L'écologie-politique n'a plus aucune chance à ce jour de changer la société, ce qui n'invalide pas les raisons de défendre une écologie municipale qui finira peut-être par s'imposer, mais comme on en est loin, il faut se convertir en attendant à des actions réalistes et ciblés, en soutenant aussi bien les ONG que les alternatives locales ou les ZAD et leurs expérimentations, cependant, à l'évidence, ce qui reste le plus important matériellement, le plus efficace, ce sont encore les lois et mesures que peuvent prendre des gouvernements et leur ministère de l'écologie.

Même insuffisantes, il faut les soutenir au lieu d'affaiblir notre ministère qui fait ce qu'il peut. Un écologiste ne peut être extrémiste, ce qui est gagné est gagné, et pourra être amélioré à l'avenir. Or, ce qu'il faut montrer, c'est que ce n'est pas rien et que ça va dans la bonne direction, même si ce n'était pas la nôtre. Quand on fait un survol des politiques menées, on voit bien que nous sommes déjà rentrés dans la transition écologique sur plusieurs plans, certes à petits pas et avec ce qu'on doit bien appeler une écologie marchande.

L'accélération technologique nous a rendus plus sensible à quel point la technique est notre destin et ne dépend pas de nous, contrairement à ce que les écologistes ont voulu croire jamais la critique de la technique n'a arrêté le progrès. Cette simple constatation nous oblige à passer de l'utopie à la prospective , tout comme on essaie d'évaluer l'augmentation future des températures ou de la population.

Que la prospective soit nécessaire ne veut pas dire cependant qu'elle soit vraiment possible. C'est la première chose qu'il faut apprendre, constituant la limite de l'exercice. Il n'est donc pas si certain que nous puissions faire preuve de clairvoyance ni que notre clairvoyance soit tellement utile, qu'elle ait le pouvoir de modifier nos comportements par l'information, car s'ajoute à la difficulté le "putain de facteur humain" qui n'incarne certes pas l'intelligence de l'homme mais bien sa connerie dévastatrice nationalisme, fanatisme, démagogie dont la prospective n'est pas épargnée.

Une hypothèse séduisante pour l'histoire de notre planète et de la vie prétend que la tectonique des plaques serait plus récente que supposée jusqu'ici et aurait provoqué la "Terre boule de neige" puis favorisé l'explosion cambrienne, qui a pris 40 millions d'années et suit de peu la fin de cette glaciation généralisée, profitant de l'apport par la tectonique de nutriments dans les mers. Une hypothèse plus sensationnelle mais beaucoup moins crédible prétend que les pieuvres auraient intégré des gènes extraterrestres par des virus venus d'autres planètes!

Moins farfelue, mais à confirmer quand même, la possibilité dont on avait déjà parlé de transférer une mémoire entre deux organismes. Ce qui mérite le plus d'attention sans doute, c'est qu'on pourrait bientôt tous porter un casque pour la stimulation électrique du cerveau aussi bien que pour la lecture des pensées et le contrôle de nos appareils, de jeux ou de films, éventualité qui ne nous effleurait pas l'esprit mais devient de plus en plus probable.

Le passage de la génétique à la programmation épigénétique n'avait pas non plus été anticipé et devrait être de grande conséquence. Sinon la réalité virtuelle pourrait être adoptée grâce aux vidéos familiales 3D.

Enfin, l'ère des taxis volants se rapproche un peu plus avec la mise au point par la Nasa et Uber de la régulation du trafic aérien nécessaire. A 50 ans de distance, ce qui est le plus flagrant, c'est à quel point on était dans une autre époque, témoignant de notre entière dépendance à l'esprit du temps, comme on est le jouet des idéologies du moment même à se croire les plus libres des hommes. Il est assez impressionnant d'en prendre la mesure mais la plus grande leçon à en tirer, c'est combien ce qu'on peut appeler notre bêtise d'alors a pu avoir d'effets positifs malgré tout, effets de la contestation plus que du discours tenu anarcho-marxiste , illustrant une fois de plus comme le faux peut être un moment du vrai.

Avoir raison trop tôt pourrait même égarer. On peut dire de ceux qui se sont désolidarisés du mouvement dès le début qu'ils ont fait preuve de clairvoyance, sans doute, mais c'est qu'ils n'étaient que des réactionnaires le plus souvent, et sont de toutes façons passés à côté de l'histoire.

Impossible de trop médire des événements tant ils ont changé la vie même s'ils n'ont pas débouché sur une révolution politique désavouée massivement par les élections. C'était au moins l'accélération d'une révolution des moeurs, notamment sexuelle, qui était déjà en cours avec la pilule autorisée par la loi du 28 décembre ici, ou les love-in californiens.

Il est frappant de constater comme une époque n'est pas clairvoyante sur elle-même, vécue sous le mode de nombreuses illusions, notamment révolutionnaires, et produisant tout autre chose que ce qui était voulu.

Ce qui est frappant aussi, c'est comme Mai68 n'a pas été du tout provoqué par une crise économique mais n'était qu'une déclinaison d'un moment historique, de la montée de la jeunesse et de la massification étudiante, succédant à la Révolution culturelle chinoise, aux Hippies s'opposant à la guerre du Vietnam, aux Provos hollandais, aux Situationnistes de Strasbourg, etc.

Enfin, le déroulement des faits montre bien comme la logique de l'événement s'impose à ses acteurs, la situation leur échappant constamment, très loin de la conception des révolutionnaires professionnels. Nous participions à un mouvement dont nous avions du mal à comprendre la nature, ne prenant de l'ampleur qu'à protester contre la répression, expression enthousiasmante de solidarité et de puissance. On ne peut parler d'action consciente et préméditée alors qu'on était plutôt pris dans un mouvement général , un peu comme, sur un autre plan, on suivra les différentes modes de la musique rock en hésitant sur le sens à leur donner, n'apparaissant vraiment qu'après-coup.

Histoire vécue dans l'incertitude contre histoire racontée. La fin de l'histoire hégélo-marxiste n'aura pas lieu L'homme n'est pas chez soi ni dans le monde ni dans l'universel et pas plus dans l'Etat de droit. Bien que notre situation historique soit celle de la conscience de soi de l'humanité nous promettant une fin de l'histoire radieuse, c'est surtout la conscience du négatif de notre industrie et sans que cette conscience de soi globale arrive à une grande effectivité.

Cette ineffectivité est notre actualité, dont il faut prendre conscience pour en tenir compte, non pour rêver la supprimer. Les grandes conférences internationales et la prise de conscience climatique ne sont pas rien mais elles rendent manifeste l'insuffisance des mesures prises et les limitations d'un pouvoir politique qui ne va guère au-delà, comme en économie, d'une gouvernance à vue.

On est loin d'un Homme créateur du monde à son image, de l'idée qui donne forme à la réalité et commande au réel alors qu'on court plutôt après, en se contentant de colmater les brèches la plupart du temps. Ce dont il faut prendre conscience, c'est qu'il ne saurait en être autrement. L'existence est l'expérience de cette scission de la pensée et de l'être, du vouloir et du possible du moi et du non-moi.

L'Etat universel en formation changera certainement la donne après un conflit majeur? Comme nous, dans nos vies, comme tout pouvoir, l'Etat universel devra prendre conscience de ses limitations, d'un devoir-être qui se cogne à un réel qui lui résiste, à l'extériorité du monde où le nécessaire n'est pas toujours possible pour autant.

Le réel ne disparaît pas dans l'Etat, même s'il n'a plus d'extérieur étatique. S'il y a une compréhension ultime du monde, la vérité de la nature et de l'existence, c'est celle de la contradiction , du conflit et de la division qui règnent sur toutes choses. En reconnaître la nécessité ne peut en annuler la douleur dans une réconciliation finale alors que c'est tout au contraire notre juste révolte contre l'ordre établi qu'il faut affirmer, et aucun amor fati célébrant ce monde inégalitaire, aucune appartenance mystique à l'Être ou béatitude d'une connaissance du troisième genre qui nous ferait prendre le point de vue de Dieu pour justifier l'injustifiable.

Ce n'est pas parce que nous sommes un produit du monde que ce serait pour autant notre monde, ce n'est pas parce que ce serait le meilleur des mondes possibles - car le seul réel - que nous pourrions nous en satisfaire et nous y sentir chez nous. En fait, la contradiction entre ce réel et nos idéaux rend plutôt difficile à comprendre qu'on puisse y être heureux.

Certes, la nature est généreuse nous procurant de quoi nous réjouir de très peu parfois, des bonheurs petits ou grands, en proportion de nos malheurs ordinairement. On peut goûter aussi des jouissances transgressives mais pourtant, dans son fond, l'être parlant, l'homme de culture vit la contradiction de sa nature avec l'universel, c'est une conscience malheureuse et inquiète même si elle connaît des moments intenses de satisfaction et de victoire.

Une des nouvelles les plus encourageantes, c'est une combinaison Algues, Bioénergie, Capture du C02 et Stockage qui serait capable de réduire le CO2 tout en nourrissant les populations. La découverte par hasard d'une enzyme dévoreuse de plastique suscite aussi pas mal d'espoirs peut-être mal placés. Une autre nouvelle potentiellement très importante, c'est une possible baisse de la vente des smartphones qui annoncerait une saturation du marché?

Par contre un nouveau risque majeur inattendu viendrait de l'utilisation de l'IA par les militaires qui pourraient du coup déclencher plus facilement une guerre nucléaire, à ce qu'il paraît.

De plus la surveillance s'intensifie, jusqu'à espionner l'état émotionnel des travailleurs. Le fait d'arriver à maintenir vivants des cerveaux de cochons pour l'instant en dehors du corps est aussi une nouvelle assez troublante. Plus amusant, l'hypothèse que des extraterrestres ne pourraient pas décoller de leurs planètes trop grosses!

Dans la lignée de mon texte précédent , il s'agit de défaire la totalisation hégélienne qui va de l'existence individuelle à l'histoire, non pour réduire à rien la dialectique, qui reste si éclairante en de nombreuses occasions, mais pour montrer comme les différentes dimensions ont leur autonomie et leur propre logique, ne pouvant s'unifier en dépit des penchants totalitaires de la pensée, ce qu'ont pu confirmer encore les tentatives calamiteuses de traduction politique de l'existentialisme.

Il n'y a pas continuité de la subjectivité singulière aux sciences universelles ni au politique particulier. La raison, qu'elle soit logique, calculante, technique ou cognitive, a incontestablement de larges domaines de pertinence mais à vouloir tout recouvrir de son scientisme, on s'aperçoit qu'elle efface ce qui nous distingue des machines, la part irrationnelle de l'âme dont on peut soutenir qu'elle constitue notre humanité au moins autant que la part rationnelle " Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point ".

Contre la simple identification d' Homo sapiens à un animal rationnel et à la conscience de soi, il faudrait admettre que nous sommes surtout des êtres parlants pris dans des récits familiaux et des croyances collectives, que nous sommes tout autant des Homo demens et que ce n'est pas un détail négligeable.

En dehors de capacités techniques impersonnelles, notre humanité se manifeste en effet d'abord par ses mythes et religions qui sont des histoires à dormir debout , comme au niveau individuel par la folie, le rêve, le fantasme, l'amour, le désir, les symptômes, actes manqués, etc. Ce sont paradoxalement les épreuves de la vie, nos traumatismes et blessures narcissiques, nos fragilités, nos défauts, nos bizarreries qui nous donnent une profondeur humaine, voire quelques talents spéciaux.

La rationalité philosophique se trouve ainsi forcée de reconnaître son dehors et l'opacité à soi-même, tout comme la politique doit renoncer à forger un homme nouveau entièrement rationnel et le cognitivisme ou l'Intelligence Artificielle revoir leur conception de la conscience. Après avoir montré la séparation de la pensée et de l'être, avec notamment l'autonomie de l'évolution cognitive et technique par rapport au politique, c'est donc l'autonomie de l'inconscient qu'on va mettre en lumière, ce qui oppose la philosophie à l'autre scène , celle de la psychanalyse, de l'incidence du langage et de notre enfance sur nos existences, au-delà de nos projets conscients et de tout souci cognitif puisqu'on est ici plutôt dans le refus de savoir , où la résistance est à la mesure de la vérité qui blesse.

La démarche philosophique, y compris sous la forme d'une psychanalyse existentielle, se trouve ainsi débordée par l'évolution technique d'un côté, et par l'inconscient de l'autre, le véritable monde de la subjectivité et du récit de soi, qui se distingue radicalement de celui de l'économie ou du cognitif. On va se servir ici des extraterrestres pour dépasser l'humanité comme espèce et l'universaliser, mais aussi pour insister sur la séparation de la pensée et de l'être, de l'Esprit et de la Nature qu'on ne peut unir qu'en reconnaissant leur contradiction.

Dépasser cette contradiction n'est pas l'annuler comme on le croit trop souvent, mais implique une certaine négation de l'Esprit, science soumise à la discipline de l'expérience, à la Nature donc, à l'extériorité ainsi intériorisée plus qu'intentionalité extériorisée.

Il reste malgré tout chez Hegel et ceux qui s'en réclament un primat de la causalité logique et spirituelle à laquelle on doit opposer la prépondérance des causalités matérielles, ainsi que la temporalité de l'après-coup à la place du projet initial ou de l'incarnation d'un logos jouissance divine supposée à la fin de l'Encyclopédie!

Il reste aussi chez lui une certaine identification de l'Esprit à l'Homme, qu'on peut dire inévitable à son époque mais qui a pour conséquence de biologiser l'Esprit en quelque sorte.

Or, le simple fait que des scientifiques se soient mis à la recherche de signes d'une civilisation extraterrestre suffit à faire vaciller une identité humaine biologisante sans parler de l'Intelligence Artificielle et des Transhumanistes. Cela relativise aussi notre rôle dans l'histoire. L'existence hypothétique de civilisations extraterrestres implique en effet une vision de l'évolution cognitive largement indépendante de nous et de notre espèce.

C'est tout-à-fait conforme à la conception hégélienne d'une action souterraine de la raison dans l'histoire, en dépit des passions humaines, mais la supposition d'autres civilisations technologiques renforce l'autonomie de l'histoire et de l'Esprit au détriment de la liberté de l'Homme - qui n'en est plus qu'un agent quelconque. Une conception cosmologique de l'évolution cognitive, avec des lois scientifiques identiques dans tout l'univers, constitue un nouveau progrès dans l'universalité.

Du coup, c'est l'Esprit qui apparaît d'abord radicalement indépendant de la Nature et purement nécessaire en soi, progrès scientifique et processus de civilisation. Mais si la Nature semble l'inessentiel dans ses particularités planétaires par rapport à la logique ou la physique, en même temps, cet Esprit apparaît comme le résultat nécessaire de l' évolution naturelle et de la sélection par le résultat, restant dès lors un degré de la Nature malgré tout, soumis à l'urgence histoire subie et non conçue.

Cet "Esprit vivant", qui agit dans le monde, reconstitue l'unité du concept et du réel mais pas sans leur douloureuse contradiction, Esprit qui se cogne à une Nature qui lui résiste et sur laquelle il doit se régler dans la pratique. J'ai été très intéressé par la théorie de l'évolution d'Éric Bapteste insistant sur les interrelations et le collectif qu'il définit comme "des handicapés qui s'épaulent"! Encore une fois notre préhistoire est réécrite gommant un peu plus la différence entre Sapiens et Néandertal, témoignant surtout de notre manque de données.

La mort de Hawking est l'occasion de parler de la théorie du multivers. On apprend que l'éventualité rejetée jusqu'ici d'utiliser des bombes atomiques pour détourner un astéroïde est désormais envisagée sérieusement. On s'approche sinon du point de non-retour pour la biodiversité ou la déforestation, en désespoir de cause on pourrait essayer d'empêcher les glaces des pôles de fondre ou protéger les coraux du soleil.

Déjà, des Chinois veulent faire tomber la pluie au Tibet avec des cheminées qui répandent de l'iodure d'argent, risquant d'assécher d'autres contrées. A côté de cela, la production d'électricité à partir des variations de température semble très anecdotique mais les tentatives de produire de l'électricité à partir de la chaleur ambiante se multiplient.

Alors que l'Intelligence Artificielle occupe le devant de la scène, on pourrait l'utiliser en combinaison avec la blockchain pour contrôler nos appareils numériques par la pensée.

Plus inquiétant, de façon très prématurée, il est déjà proposé de conserver son cerveau sous forme numérique en figeant ses synapses afin de pouvoir les enregistrer numériquement dans un avenir hypothétique Objectivement, ce qui devrait le plus nous préoccuper, c'est bien le risque d' effondrement écologique, de préserver nos conditions de vie et les richesses naturelles.

Encore faut-il ne pas se tromper d'effondrement, ce qui ne fait qu'encourager la confusion. Il ne suffit pas de faire un concours d'exagérations au prétexte qu'un effondrement doit inévitablement se produire! Les prophéties de fin du monde pour l'année prochaine à midi sont une vieille histoire. On doit bien avouer qu'il n'est pas si facile d'évaluer les risques réels et de les hiérarchiser.

La méthode scientifique peut seule nous y aider même si elle ne garantit aucune vérité, se contredisant sans cesse. Ce n'est pas en tout cas une question de convictions personnelles. On a besoin de travaux sérieux et de débats scientifiques, sur le modèle du GIEC pour les risques climatiques. Le rapport de Rome sur les limites de la croissance était un pas dans ce sens mais notre situation a beaucoup changé depuis , les risques principaux n'étant plus tant un épuisement des ressources que le réchauffement climatique et l'effondrement de la biodiversité.

Cet effondrement était trop négligé jusqu'ici mais " L'Appel des scientifiques pour le climat " alertant sur l'état catastrophique de la planète, lancé par des écologues et signé par plus de La prise de conscience de ces risques imminents est d'autant plus importante que nous sommes dans une des phases les plus dangereuses de l'humanité qui continue à croître de façon accélérée en Afrique surtout maintenant avant d'atteindre, dans quelques dizaines d'années sans doute, le pic de tout population, consommation.

La démographie pèse effectivement de tout son poids comme ils y insistent, mais bien plus encore le développement des pays les plus peuplés. Depuis l'enthousiasme suscité par la Révolution Française, la conviction que c'est "l'Homme" qui fait l'histoire est profondément ancrée en nous, il est même très mal vu de prétendre le contraire. Notre destin est du coup l'enjeu de luttes sanglantes entre différentes visions de la société, différentes valeurs, différentes croyances.

Si le sort du monde est entre nos mains et que ce ne serait qu'une question de volonté, il n'y a pas à lésiner sur les moyens, en effet. L'expérience est pourtant que ce volontarisme non seulement n'atteint pas son but mais qu'il mène au pire notamment dans la répression de ses oppositions et l'acharnement dans la négation d'un réel qui lui résiste.

E. Leclerc devient fournisseur d'électricité

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